La start-up norvégienne 1X Technologies vient de dévoiler NEO, son tout nouveau robot humanoïde, et le monde de la tech ne parle plus que de lui. Sleek, doux au toucher et de la taille d’un adulte moyen, NEO n’est plus un concept de science-fiction : il est réel, commercialisé à 20 000 dollars ou disponible à la location à 499 dollars par mois, avec des livraisons prévues en 2026.
Un assistant domestique presque humain
NEO se veut le premier robot humanoïde conçu pour un usage domestique. Capable de plier le linge, faire la vaisselle, ranger une pièce ou retrouver des objets égarés, il promet de devenir un véritable assistant du quotidien. Le tout repose sur RedWood AI, un modèle de langage et de vision intégré, permettant à NEO de comprendre son environnement, de parler, de se déplacer et même de recharger ses propres batteries.
Mais le futur n’est jamais sans nuance : NEO ne cuisine pas, n’est pas étanche, et ne doit pas être laissé seul avec des enfants ou des animaux. Et surtout, lorsqu’il se retrouve dépassé par une tâche, un opérateur humain de 1X peut intervenir à distance pour l’aider.
L’« Expert Mode » qui divise
C’est ici que les débats s’enflamment : le robot ne pense pas totalement par lui-même. Lorsqu’il est confus, un technicien humain peut se “connecter” à lui à distance pour lui montrer quoi faire — un mode baptisé “Expert Mode”. Les utilisateurs peuvent choisir d’activer ou non cette option, mais elle soulève d’importantes questions de vie privée, puisque l’opérateur pourrait voir à travers les caméras du robot.
“Un humain sera littéralement incarné dans le robot, à distance. Cela pose d’énormes problèmes de confidentialité”, avertit le technologue Robert Scoble sur X. 1X défend de son côté ce compromis comme une étape nécessaire pour accélérer l’intégration des robots dans nos maisons. “Pour que les robots soient vraiment intelligents et attentifs, ils doivent vivre et apprendre parmi nous”, explique Bernt Øyvind Børnich, PDG de 1X Technologies.
Entre fascination et scepticisme
Techniquement, NEO pèse 30 kg, mesure 1,68 m, dispose de plusieurs caméras, de micros, d’un GPU intégré et peut tenir 4 heures d’autonomie. Disponible en beige, gris ou brun foncé, il a une apparence minimaliste, presque chaleureuse, loin du cliché du robot métallique. En revanche, il ne supporte ni les objets tranchants ni les températures extrêmes, et reste donc un assistant d’intérieur plus qu’un majordome complet.
Les précommandes sont ouvertes avec un acompte remboursable de 200 dollars. Les premiers acheteurs “Early Access” recevront leur robot dès 2026. Mais beaucoup pointent le prix élevé et les compromis sur la vie privée. Certains voient en NEO “un luxe pour les solitaires”, d’autres y perçoivent une avancée majeure vers la cohabitation homme-machine.
Quoi qu’il en soit, l’arrivée de NEO marque une étape décisive pour la robotique grand public. Pour la première fois, un robot humanoïde peut être commandé comme un simple appareil électroménager. Le futur, désormais, sonne à la porte.











