Clive Barker’s Hellraiser: Revival continue de se montrer à gamescom 2026 avec une promesse claire : proposer un survival horror sans concession, fidèle à l’horreur de la licence et suffisamment singulier pour ne pas se contenter d’un simple habillage horrifique. Après une première prise en main centrée sur la mise en scène et la fuite face aux Cenobites, la nouvelle démonstration a surtout permis de voir enfin comment le jeu entend articuler exploration, énigmes et combat.
Ce qui ressort de cette séquence, c’est la volonté de Saber Interactive de tirer parti du cadre de Hellraiser sans en lisser les excès. Le résultat évoque parfois Resident Evil dans sa manière d’organiser les espaces, de verrouiller certaines salles derrière des clés ou des objets à récupérer, puis d’installer une montée en tension qui repose autant sur la navigation que sur la survie.
Une zone cultiste qui installe le rythme du survival horror
La démonstration commence dans un lieu modérément complexe tenu par des cultistes. On y avance de pièce en pièce, on récupère des objets, on résout des puzzles simples et l’on revient sur ses pas pour ouvrir des portes jusque-là inaccessibles. Rien de révolutionnaire, mais l’ensemble sert efficacement la tension recherchée par le jeu.
L’important n’est pas seulement la mécanique, mais la manière dont ce décor s’inscrit dans l’univers de Hellraiser. Les salles sont conçues pour rappeler que la licence n’a jamais été tendre avec ses personnages ni avec son esthétique. Le jeu ne cherche pas à rassurer le joueur ; il lui demande au contraire de composer avec un environnement hostile, sale et dérangeant, où chaque progression s’obtient au prix d’un minimum de réflexion.
Dans cette partie, Hellraiser: Revival adopte une logique très lisible pour les habitués du genre : exploration prudente, collecte d’indices, accès verrouillés, puis reprise du chemin dans un espace qui se complexifie à mesure que l’on avance. Cette structure classique fonctionne ici parce qu’elle colle au matériau d’origine et qu’elle laisse le décor raconter sa propre violence.
Le Labyrinthe ajoute un puzzle de plateformes plus retors qu’il n’en a l’air
La seconde excursion dans le Labyrinthe change davantage la dynamique. Cette fois, il ne s’agit plus d’être poursuivi par un Cenobite, mais de manipuler plusieurs plateformes pour tracer un passage au-dessus d’un gouffre. Le principe paraît simple sur le papier, pourtant il demande plusieurs essais avant de trouver la bonne configuration.
C’est précisément dans ce type de passage que le jeu semble trouver une partie de son identité. Le Labyrinthe n’est pas seulement un décor, c’est un espace qui oblige à lire la profondeur, l’agencement et la logique interne du lieu. Même si l’idée rappelle des mécaniques déjà vues dans d’autres survival horror, elle profite ici d’un cadre bien plus inquiétant que la moyenne.
Cette séquence ne cherche pas à impressionner par sa complexité extrême. Elle sert plutôt à montrer qu’un puzzle peut devenir plus déroutant dès lors qu’il se déroule dans un monde aussi tordu visuellement et thématiquement. Hellraiser: Revival capitalise clairement sur cette étrangeté pour faire monter l’appréhension, au lieu de simplement empiler des énigmes sans relief.
Le Genesis Configuration transforme les affrontements à distance
Là où la démonstration devient vraiment intéressante, c’est au moment où les ennemis apparaissent. Les cultistes surgissent en nombre, et le jeu passe enfin à son combat à la première personne. Les armes traditionnelles fonctionnent comme on peut s’y attendre : les ennemis réagissent aux zones touchées, et l’ensemble reste lisible pour un jeu de ce type.
Mais le Genesis Configuration change la lecture du système. L’outil permet d’utiliser l’environnement de manière plus inventive, au point de détourner certains éléments du décor pour en faire des attaques. Les chandelles et les lampes deviennent ainsi des sources de feu qu’il est possible de projeter sur les adversaires sous forme de boule enflammée.
C’est là que Hellraiser: Revival se distingue vraiment d’un simple survival horror très inspiré. Les affrontements ne reposent pas uniquement sur le tir et la gestion classique des munitions ou des cibles ; ils s’enrichissent d’un objet central qui pousse à observer la pièce avant d’attaquer. Dans la séquence jouée, cette approche s’est révélée particulièrement utile face à des ennemis jugés un peu trop résistants avec les armes habituelles.
Le système donne aussi une impression plus conforme à l’univers de Hellraiser, où la souffrance et la manipulation prennent toujours le pas sur le confort du héros. Le combat ne se limite plus à une confrontation frontale : il devient une exploitation cruelle de l’espace, ce qui colle bien mieux à l’identité de la licence.
Un lancement qui vise clairement les joueurs de survival horror
À ce stade, cette nouvelle prise en main ne bouleverse pas le sentiment laissé par la démonstration précédente, mais elle le confirme. Saber Interactive semble avoir choisi de ne pas édulcorer Hellraiser pour élargir artificiellement son public. Le jeu paraît au contraire prêt à assumer sa noirceur, son inconfort et ses excès.
C’est probablement ce qui peut intéresser le plus les joueurs : la sensation qu’un titre basé sur Hellraiser ne cherche pas à copier mécaniquement les modèles les plus connus du genre, même s’il partage avec eux sa structure d’exploration et de puzzles. Le Genesis Configuration lui donne un angle distinct, et la mise en scène de l’horreur semble conçue pour rester fidèle à ce qui fait la réputation de la licence.
Le lancement est annoncé pour le 8 octobre sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X et Xbox Series S. D’ici là, la vraie question n’est pas de savoir si Hellraiser: Revival proposera une formule familière aux amateurs de survival horror ; elle est de savoir si ses combats, son Labyrinthe et son usage du Genesis Configuration tiendront cette promesse sur la durée. Sur ce que montre cette démonstration, le potentiel est bien là, surtout pour les joueurs qui veulent un jeu d’horreur qui ne cherche pas à adoucir son sujet.




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