Resonance: A Plague Tale Legacy : les tests saluent sa mise en scène, mais son combat divise

Resonance: A Plague Tale Legacy : les tests saluent sa mise en scène, mais son combat divise

Les premiers tests de Resonance: A Plague Tale Legacy convergent sur un point : Asobo signe une préquelle ambitieuse et très spectaculaire, mais son virage vers l’action au corps à corps ne convainc pas tout le monde.

Asobo Studio s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre de sa série avec Resonance: A Plague Tale Legacy, une préquelle qui s’éloigne des mécaniques les plus discrètes des épisodes précédents pour placer Sophia au centre de l’aventure. À l’approche de sa sortie sur PC, PS5 et Xbox Series X/S, les premiers tests publiés ce 26 août dessinent un portrait assez clair : le jeu impressionne par sa direction artistique, sa mise en scène et son travail de présentation, mais son orientation plus frontale ne fait pas l’unanimité.

Ce constat n’est pas anodin pour une série qui s’est construite sur un mélange très personnel de narration, de furtivité et d’angoisse. Avec cette nouvelle histoire, Asobo ne se contente pas de prolonger la formule : le studio change de protagoniste, remonte le temps et met nettement davantage l’accent sur le combat au corps à corps. Les tests convergent justement autour de cette idée de bascule, en saluant l’ambition de ce virage tout en soulignant qu’il modifie en profondeur l’identité de la licence.

Sophia, Minotaur Island et un récit situé avant Requiem

Les sources décrivent Resonance: A Plague Tale Legacy comme une préquelle située environ 15 à 16 ans avant les événements de A Plague Tale: Requiem. Cette fois, le joueur incarne Sophia, déjà croisée dans le précédent épisode, et suit son passé sur fond de visions liées à une île mystérieuse, d’un père pirate ou contrebandier selon les descriptions, et d’une expédition vers un territoire associé au mythe du Minotaure.

Ce point de départ sert clairement à installer une autre tonalité. Plusieurs tests notent que l’univers s’éloigne du cadre historique plus ancré d’Innocence pour s’aventurer vers un registre plus fantastique, avec des visions, des ruines, des labyrinthes et des références à l’Antiquité grecque. Le récit suit Sophia dans son adolescence puis à l’âge adulte, accompagnée de Leni, tandis qu’elle cherche à percer les secrets de l’île avant d’être rattrapée par différents poursuivants.

Le pari du combat au corps à corps devient l’axe central du test

Le changement le plus commenté par les testeurs concerne le gameplay. Là où les deux premiers épisodes misaient surtout sur la furtivité, Resonance: A Plague Tale Legacy fait du combat à l’épée et au couteau son pilier. Sophia est entraînée à parer, esquiver, contrer et enchaîner des attaques plus directes. Certains tests vont jusqu’à comparer cette approche à un Uncharted médiéval, avec des parcours linéaires, des puzzles, des poursuites et des séquences d’action plus assumées.

Cette orientation a pourtant deux lectures. D’un côté, elle donne au jeu une identité plus nette et un rythme que plusieurs testeurs jugent plus nerveux. De l’autre, elle brouille ce qui faisait la singularité de la série chez une partie de la presse. Rock Paper Shotgun estime ainsi que ce spin-off combatif perd une partie de ce qui distinguait les épisodes précédents, tandis que d’autres soulignent une certaine répétition dans les affrontements ou les mécaniques de puzzle.

Pour les joueurs, cela signifie surtout une chose : il ne faut pas attendre une simple continuation de la formule d’origine. Ceux qui espéraient retrouver l’équilibre très discret entre peur, fuite et improvisation devront accepter une aventure bien plus dirigée vers l’action. Ceux qui voulaient voir Asobo pousser plus loin la formule trouveront au contraire un terrain plus musclé, parfois plus spectaculaire, mais aussi moins consensuel.

Une direction artistique très forte, saluée presque partout

Sur le plan visuel, les tests se rejoignent largement : Resonance: A Plague Tale Legacy est jugé très impressionnant. Les critiques mettent en avant des décors grandioses, des ruines grecques saisissantes, des effets de lumière marquants et un travail de mise en scène qui continue de donner à la série une vraie personnalité. Certaines analyses parlent même du projet le plus ambitieux d’Asobo à ce jour.

La réalisation technique reçoit aussi des retours solides. Sur PS5, la fluidité est décrite comme convaincante dans les deux modes de performance évoqués par Wccftech, tandis que la bande-son signée Olivier Deriviere est une nouvelle fois citée comme un élément important de l’ambiance. À cela s’ajoutent les animations des personnages et le soin apporté aux visages, que plusieurs tests considèrent comme un vrai point fort du jeu.

Côté écriture, les avis restent plus partagés. Certains testeurs apprécient le duo formé par Sophia et Leni, la portée émotionnelle du voyage et la manière dont le jeu revisite la mythologie du Minotaure. D’autres trouvent en revanche que le récit démarre vite, qu’il s’appuie parfois trop sur des personnages secondaires moins convaincants et qu’il se perd par moments dans un excès de mélodrame.

Des conséquences très concrètes pour les joueurs qui attendent le jeu

En pratique, ces premiers tests dessinent un achat qui dépendra beaucoup des attentes de chacun. Si vous cherchez avant tout un jeu d’aventure linéaire, spectaculaire et très travaillé sur le plan artistique, Resonance: A Plague Tale Legacy semble répondre présent. Si vous venez surtout pour la tension discrète et la furtivité des épisodes précédents, le changement de cap risque d’être plus déroutant.

Le jeu semble aussi s’adresser à un public prêt à accepter une certaine répétition dans les affrontements et les puzzles, en échange d’un monde plus ample à explorer et d’une mise en scène très tenue. C’est ce compromis qui ressort le plus nettement des tests : Asobo ne livre pas une simple suite, mais une version plus directe, plus combative et plus cinématographique de sa série.

Au final, Resonance: A Plague Tale Legacy apparaît comme un test intéressant non seulement pour Asobo, mais aussi pour l’identité même de la licence. Le studio prouve qu’il sait encore faire monter la série en puissance sur le plan visuel et narratif, tout en prenant le risque de modifier son langage de jeu. Reste à voir si les joueurs préféreront cette nouvelle direction ou regretteront l’équilibre plus fragile, mais plus singulier, des premiers épisodes.

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