Resonance: A Plague Tale Legacy sort le 27 août et change la formule de la série avec Sophia et le combat au corps à corps

Resonance: A Plague Tale Legacy sort le 27 août et change la formule de la série avec Sophia et le combat au corps à corps

Le nouveau volet de la série de Asobo place Sophia au premier plan, remonte 15 ans avant Requiem et abandonne la furtivité au profit d’un action-aventure plus frontal.

Avec Resonance: A Plague Tale Legacy, Asobo Studio ne se contente pas d’ajouter un nouveau chapitre à sa série : le studio français change franchement de cap. Ce préquel, situé environ 15 ans avant les événements de A Plague Tale: Requiem, met Sophia au centre du récit et troque une grande partie de la furtivité des épisodes précédents contre un jeu d’action-aventure plus direct, porté par le corps à corps.

Le jeu sort le 27 août sur PC, PS5 et Xbox Series X/S. Plusieurs tests publiés en amont dressent un portrait assez cohérent : Resonance impressionne par sa direction artistique, sa mise en scène et son ambiance, mais divise davantage dès qu’il faut parler de ses combats et de sa narration.

Sophia prend la place laissée par Amicia et Hugo

Le point de départ est clair : la série quitte Amicia et Hugo pour raconter l’histoire de Sophia, déjà connue des joueurs de Requiem. Les médias spécialisés s’accordent à dire que le jeu remonte à l’enfance du personnage, lorsqu’elle est enfermée dans un couvent avant d’être récupérée par son père et sa bande de pillards. L’intrigue l’emmène ensuite vers une île mystérieuse, associée à des visions et à des secrets anciens, avec un passage par Venise et une course contre des poursuivants qui veulent eux aussi mettre la main sur l’artefact lié à l’île.

Ce changement de protagoniste n’est pas anodin. Il permet à Asobo de s’éloigner de la dynamique très installée du duo Amicia-Hugo et d’installer un ton plus aventureux. Certains tests y voient une vraie respiration pour la licence, d’autres estiment au contraire que le jeu perd une partie de ce qui faisait l’identité émotionnelle des deux premiers volets.

Un préquel qui préfère les ruines, les pièges et les coups d’épée

Le changement le plus visible concerne le gameplay. Là où les précédents A Plague Tale misaient surtout sur la discrétion, Resonance assume davantage les affrontements frontaux. Sophia manie une épée et un poignard, peut parer, esquiver et enchaîner ses adversaires, et plusieurs critiques insistent sur le côté plus nerveux, plus “swashbuckling” de l’ensemble. Le jeu introduit aussi des puzzles plus hands-off, des pièges, des couloirs étroits à traverser, des chutes à escalader et des séquences de poursuite très scriptées.

Dans ce cadre, la comparaison avec Uncharted revient souvent. Les médias spécialisés décrivent un jeu qui avance comme un grand huit : mise en scène spectaculaire, progression très dirigée, alternance de combats, de franchissements et de scènes d’action. Sur le papier, l’idée fonctionne et donne à la série une texture plus spectaculaire que par le passé.

Une direction artistique qui met tout le monde d’accord

C’est sur l’aspect visuel et la présentation que Resonance: A Plague Tale Legacy semble faire l’unanimité. Les tests parlent d’environnements marquants, d’une lumière travaillée, de faces et de lieux particulièrement impressionnants, ainsi que d’une île mythologique qui attire l’œil à chaque nouveau panorama. Sur PS5, un test souligne même une performance jugée agréablement constante dans les modes qualité et performance.

La musique suit la même logique, avec une bande-son signée Olivier Derivière qui accompagne efficacement l’orientation méditerranéenne du jeu. À ce niveau, Asobo confirme ce qu’on lui reconnaissait déjà : une vraie maîtrise du cadre, du découpage et de la mise en scène. Plusieurs rédactions parlent d’un jeu qui reste plaisant à regarder, à écouter et à parcourir, même quand ses idées de gameplay ne font pas toujours l’unanimité.

Des combats plus présents, mais pas toujours à la hauteur de l’ambition

C’est sur les affrontements que les avis se tendent le plus. Plusieurs tests saluent le fait qu’Asobo ait enfin osé une structure plus offensive, tout en relevant une certaine lourdeur ou une répétitivité dans la manière dont les combats s’enchaînent. L’arsenal de base semble efficace, mais le système ne convainc pas tout le monde sur la durée.

Certains voient dans cette orientation une vraie réussite pour le studio, surtout au regard de son absence d’expérience dans le melee combat. D’autres, au contraire, jugent que ce virage affadit ce qui rendait la série particulière, en remplaçant une tension discrète par une action plus classique. Autrement dit, Resonance essaie clairement d’élargir sa formule, mais ce choix n’emporte pas l’adhésion de tous les tests.

Une aventure qui gagne en ampleur, mais perd parfois en impact

Le même constat revient côté écriture. Plusieurs rédactions trouvent Sophia attachante et la mise en place du récit solide, mais d’autres reprochent au jeu des dialogues trop faibles, des relations secondaires peu crédibles et une progression qui veut aller vite sans toujours prendre le temps de faire exister ses personnages. La présence de Leni, de Faro ou des autres figures du voyage ne fait pas toujours mouche, selon les tests les plus critiques.

En face, certains saluent malgré tout un récit plus ambitieux, plus fantaisiste et plus porté sur le mystère que les deux premiers épisodes. Ce contraste montre bien le positionnement de Resonance : un épisode qui cherche à grandir, à ouvrir la série vers autre chose, mais qui ne séduit pas tous les joueurs de la même manière.

Ce que les joueurs peuvent attendre avant de lancer la partie

Pour les joueurs, la conséquence est assez simple à lire. Si vous cherchez une aventure très scénarisée, spectaculaire, avec un cadre fort, une mise en scène soignée et un vrai virage dans la formule de la série, Resonance: A Plague Tale Legacy a de solides arguments. Si, en revanche, vous attendiez surtout le mélange de furtivité, de tension et d’émotion des deux premiers volets, ce préquel risque de vous laisser plus partagé.

Au final, le jeu apparaît moins comme une simple suite que comme une tentative de redéfinir A Plague Tale. C’est ce qui fait sa force et sa fragilité à la fois. Asobo propose un épisode plus affirmé dans son action et plus spectaculaire dans son exécution, mais le pari n’aboutit pas pour tout le monde. Pour les joueurs, la vraie question est donc moins de savoir si le jeu ressemble à ses prédécesseurs que de déterminer s’ils sont prêts à suivre la série sur un terrain plus frontal.

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