Metal Gear Solid : Master Collection Vol. 2 sur PS5 remet enfin MGS 4 en liberté

Metal Gear Solid : Master Collection Vol. 2 sur PS5 remet enfin MGS 4 en liberté

Sur PS5, Metal Gear Solid 4 quitte enfin la prison de la PS3 avec un portage salué pour ses commandes revues, sa fluidité nettement meilleure et son affichage 4K.

Metal Gear Solid: Master Collection Vol. 2 arrive sur PS5 avec une promesse simple et presque symbolique : sortir enfin Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots de son long passage sur PS3. C’est surtout là que cette compilation prend tout son sens. Au lieu d’être perçue comme un simple ensemble de jeux un peu bancal face au premier volume, elle devient avant tout le véhicule d’un retour attendu, celui d’un épisode longtemps resté inaccessible hors de la console de Sony. Et d’après le test de Push Square, ce retour vaut largement l’attention qu’il suscite.

MGS 4 quitte la PS3 après près de deux décennies

Le cœur de cette compilation, c’est bien Metal Gear Solid 4. Le jeu est décrit comme un titre resté en “prison PS3” pendant presque vingt ans, et son arrivée sur PS5 change immédiatement la perception de l’ensemble. Ce n’est pas seulement un jeu de plus dans une collection : c’est celui qui donne à Vol. 2 une vraie raison d’exister. Le test insiste d’ailleurs sur le caractère momentané et presque solennel de cette sortie de confinement, au point de considérer ce seul portage comme suffisant pour justifier l’achat.

Le jeu lui-même reste fidèle à ce qu’il a toujours été : un épisode excessif, spectaculaire et très bavard, qui assume totalement ses délires. L’histoire se déroule cinq ans après les événements de Metal Gear Solid 2: Sons of Liberty. Snake, désormais marqué par un vieillissement accéléré, reprend du service pour éliminer Liquid Ocelot. Le test rappelle aussi qu’il faut avoir joué aux trois premiers Metal Gear Solid pour s’y retrouver, tant le quatrième épisode multiplie les rappels à des événements et personnages de toute la série.

Des commandes PS5 enfin adaptées à la manette actuelle

L’un des apports les plus concrets du portage concerne la jouabilité. Sur PS3, MGS 4 associait tir et visée aux boutons L1 et R1, un choix lié aux gâchettes peu convaincantes de la machine. Ici, les commandes passent par défaut sur L2 et R2, et le changement est jugé immédiatement plus naturel. Pour un jeu aussi dépendant de la précision et du confort de prise en main, ce simple ajustement pèse lourd dans l’expérience.

Cette adaptation n’a rien d’anecdotique pour les joueurs qui n’avaient pas touché au titre depuis l’ère PS3. Elle permet à MGS 4 de se jouer comme un jeu moderne sans trahir sa structure d’origine. Le test souligne surtout que la sensation est “correcte” dès les premières minutes, ce qui évite de transformer ce retour en exercice de nostalgie pénible.

Un portage qui tourne enfin à 60 fps et en 4K

Sur le plan technique, le gain est encore plus net. Le test note que MGS 4 peinait souvent à maintenir 30 images par seconde sur PS3, avec des baisses parfois très sensibles. Sur PS5, le jeu semble au contraire tenir un 60 fps stable sur toute la durée, sans chute détectée par le rédacteur. À cela s’ajoute un affichage en 4K qui redonne au titre une netteté inattendue pour un jeu PS3 relativement ancien.

Tout n’est pas parfait pour autant. Deux cinématiques semblent voir leur résolution baisser, avec un rendu plus flou que le reste. Le test espère qu’un correctif viendra régler ce point, mais cela ne remet pas en cause l’impression générale : celle d’un portage très solide, qui redonne au jeu un aspect presque générationnel sur certains plans.

Peace Walker complète le disque, mais ne vole pas la vedette

Vol. 2 inclut aussi Metal Gear Solid: Peace Walker, déjà sorti à l’époque sur PSP puis réédité dans la HD Collection sur PS3. Le jeu conserve une place importante dans l’évolution de la série, notamment parce qu’il introduit la gestion de base et une structure mission par mission qui influencera plus tard Metal Gear Solid V: The Phantom Pain. Mais dans ce test, il apparaît comme un titre plus clivant et moins convaincant en longues sessions sur grand écran.

Les missions y sont jugées répétitives, avec un usage fréquent d’ennemis robotiques et de véhicules lourds qui se battent toujours de manière similaire. Le contraste avec MGS 4 est net : là où le quatrième épisode profite pleinement de sa renaissance, Peace Walker rappelle davantage pourquoi certains volets de la série divisent encore les fans. La compilation profite donc surtout à un seul jeu, mais c’est un jeu particulièrement important.

Une compilation pensée pour ceux qui veulent enfin rejouer MGS 4

Pour les joueurs, la conséquence est claire : Metal Gear Solid: Master Collection Vol. 2 vaut surtout par la présence de MGS 4, désormais accessible sur PS5 avec une fluidité et un confort bien supérieurs à ceux de la version PS3. C’est un retour qui compte pour les fans de la série, mais aussi pour ceux qui n’avaient jamais pu découvrir ce chapitre à cause de son enfermement sur une seule console.

Le test rappelle aussi que le jeu reste très particulier. Son scénario est encore plus accessible à ceux qui connaissent déjà la trilogie originale, et sa démesure continuera de séduire ou de repousser selon qu’on aime davantage la furtivité pure ou les excès typiques de Kojima. Mais techniquement, le portage semble enfin lui rendre justice. Pour les joueurs PS5, c’est surtout l’occasion de jouer à MGS 4 dans de bien meilleures conditions que par le passé, ce qui suffit déjà à faire de cette compilation un rendez-vous important.

Au fond, le vrai intérêt de Vol. 2 est là : non pas offrir une compilation parfaitement homogène, mais réparer une absence majeure du catalogue Metal Gear sur consoles modernes. Si vous attendiez surtout de revoir MGS 4 dans des conditions dignes de son statut, cette sortie coche l’essentiel. Le reste du lot existe, mais c’est bien ce retour sur PS5 qui donne à l’ensemble sa valeur.

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