Resident Evil : Leon salue le film de Zach Cregger

Resident Evil : Leon salue le film de Zach Cregger

Nick Apostolides, la voix et la motion capture de Leon S. Kennedy, dit apprécier l’approche de Zach Cregger pour Resident Evil. Son soutien peut rassurer les fans encore hésitants face aux écarts avec les jeux.

Le nouveau Resident Evil de Zach Cregger continue de faire parler de lui, et cette fois, la réaction vient d’un visage intimement lié à la licence. Nick Apostolides, qui prête sa voix et sa motion capture à Leon S. Kennedy dans Resident Evil Requiem, a livré ses premières impressions sur ce film qui prend volontairement ses distances avec les adaptations précédentes.

Point important : Apostolides n’a pas encore vu le film. En revanche, il a déjà commenté la direction choisie par Zach Cregger, et il s’est montré loin d’être fermé à cette approche. Pour lui, l’idée de faire ressentir au spectateur qu’il est « comme un joueur dans le siège, en train de contrôler ce personnage » est une très bonne mécanique pour un film de ce type.

Nick Apostolides défend une sensation de jeu au cinéma

L’acteur insiste surtout sur la manière dont Cregger cherche à reproduire une sensation familière aux joueurs plutôt qu’à recopier mot pour mot une intrigue connue. Cette logique correspond à ce que le film revendique depuis le départ : un récit inspiré du sentiment de jouer à Resident Evil, plus qu’une adaptation stricte d’un épisode précis.

Apostolides estime que ce choix constitue « un mécanisme brillant » pour porter le film, et il dit penser que le résultat sera différent de tout ce qu’on a déjà vu dans un film tiré d’un jeu vidéo. C’est un soutien d’autant plus notable que l’acteur connaît très bien la licence : il a incarné Leon dans les remakes de Resident Evil 2 et Resident Evil 4, avant de reprendre le rôle dans Resident Evil Requiem.

Les réactions aux changements de Raccoon City restent sensibles

La prise de parole d’Apostolides arrive alors qu’une partie des fans s’est montrée très critique à la suite des bandes-annonces. Deux détails ont particulièrement fait réagir : la présence de neige dans Raccoon City et l’usage d’un smartphone par Bryan, le personnage principal du film. Ces éléments tranchent avec Resident Evil 2, situé à la fin des années 1990 et sans neige dans ses décors.

Ce décalage explique en grande partie la nervosité d’une partie du public. Après plusieurs adaptations au passé contrasté, les spectateurs les plus attachés à la chronologie et aux personnages historiques de la série s’attendaient à un traitement plus fidèle. Or ce nouveau film fait un pari différent : il conserve l’univers de Resident Evil, mais ne suit pas directement l’histoire de Leon, de Claire ou des autres figures attendues par une partie du public.

Un film qui s’éloigne des jeux sans renier leur identité

Zach Cregger a déjà expliqué qu’il ne racontait pas « l’histoire de Leon » que certains attendaient, tout en affirmant comprendre la frustration des fans. Son film met en avant Bryan, un personnage original, et s’appuie sur une trame pensée pour évoquer la manière dont on joue à Resident Evil : avancer, survivre, explorer et faire face au danger avec la sensation d’être soi-même aux commandes.

C’est précisément ce qui distingue cette version des précédentes adaptations en prises de vues réelles. Les films de Paul W.S. Anderson utilisaient bien des noms, des créatures et des éléments venus des jeux, mais suivaient surtout Alice. Resident Evil: Welcome to Raccoon City avait, lui, tenté une adaptation plus fidèle des deux premiers jeux. Cregger, de son côté, part sur une voie intermédiaire : un film situé dans l’univers de la licence, mais construit comme une expérience nouvelle.

Des premiers retours très favorables sur les sites de notation

Ce positionnement n’a pas empêché le film d’obtenir un accueil très solide. Rotten Tomatoes affiche pour l’instant 96 % chez les critiques et 91 % côté public, après plus de 500 notes vérifiées. Sur cette base, le film est déjà présenté comme le meilleur film inspiré d’un jeu vidéo jamais sorti, du moins du point de vue des agrégateurs de critiques.

L’accueil critique va dans le même sens. Plusieurs voix ont salué un film à la fois horrifique, drôle et fidèle à l’esprit de la licence, même sans reprendre à l’identique ses intrigues les plus connues. Le projet est aussi annoncé comme potentiellement capable de battre le record du box-office de la franchise, ce qui montre que l’intérêt du public ne se limite pas aux débats de puristes.

Ce que la réaction de l’acteur peut changer pour les fans

La déclaration de Nick Apostolides ne garantit évidemment pas que tous les fans accepteront les écarts du film. En revanche, elle peut aider à déplacer le débat : plutôt que de juger uniquement l’absence de Leon ou la présence d’éléments inattendus, certains spectateurs regarderont peut-être davantage l’intention du film et sa manière de traduire le ressenti d’une partie de la série en langage cinématographique.

C’est là que l’enjeu devient intéressant pour les joueurs. Un film basé sur Resident Evil n’a pas forcément besoin de refaire exactement Resident Evil 2 pour être perçu comme juste. S’il parvient à restituer la tension, la gestion des ressources, l’exploration et le sentiment d’être en sursis, il peut toucher un public plus large que celui des seuls connaisseurs de la chronologie.

Une lecture utile pour les joueurs qui hésitent encore

Pour les joueurs, le signal est clair : ce Resident Evil ne cherche pas à cocher toutes les cases du fan-service le plus attendu, mais à capter l’ADN de la série autrement. Si cette promesse vous a laissé sceptique, la prise de position d’un acteur aussi associé à Leon S. Kennedy montre au moins que cette lecture n’est pas perçue comme une trahison automatique par tout le monde.

Au final, la vraie question n’est plus seulement de savoir si le film ressemble assez aux jeux, mais s’il parvient à faire ressentir ce que les jeux provoquent. Et sur ce point, le soutien d’Apostolides, ajouté aux premiers retours très positifs, laisse penser que Zach Cregger a peut-être trouvé une voie plus maligne qu’un simple copier-coller de Raccoon City.

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